Je consacre désormais mon temps aux plantes sauvages

Les Sauvages, ce sont toutes les plantes sauvages locales cueillies dans la nature pour la plupart en site isolé loin de toute pollution, près de chez moi dans les Alpes Maritimes, principalement dans la vallée de la Tinée et le pays Grassois.

De la lavande au thym, au romarin en passant par la sarriette, la menthe, l’origan, l’achillée millefeuille, le millepertuis, les fleurs d’acacias, de tilleul, les baies d’églantiers, la sauge, le pissenlit, et aussi la lavande vraie, le pin sylvestre, l’ortie, le fenouil, les fleurs de bleuets, de mauve…

Fondamentalement, les plantes sauvages ont par nature beaucoup plus de vitamines et de minéraux que les plantes cultivées.

Au moyen âge on appelait les plantes aromatiques et médicinales « les simples » : ce terme désignait les plantes médicinales unitaires n’ayant subi aucune transformation par opposition aux remèdes composés qui étaient parfois très complexes. Il est maintenant utilisé comme synonyme de plantes médicinales. C’est en référence que j’ai choisi comme nom de marque « Les Sauvages ».

Les Sauvages c’est aussi l’évocation de ma propre évolution puisque c’est un nouveau métier, une nouvelle orientation que j’ai choisie pour une vie plus proche de la nature.

Etant née à Paris, y ayant vécu et travaillé jusqu’à mes quarante ans, j’ai été repéreuse pour le cinéma durant dix huit ans. J’ai toujours fait des photos de lieux lorsque j’étais à la recherche de décors. Mon métier consistait à trouver des décors correspondant aux scénarios des films. Le metteur en scène tentait de me les décrire et j’étais chargée de les trouver avec tous les paramètres obligatoires à l’histoire du film et à la réalité du tournage. Mon travail de cueilleuse herboriste a beaucoup de similitudes avec cet ancien métier : solitude, longues heures passées en voitures et à pied à la recherche de sites, rigueur de la recherche. Aujourd’hui les demandes rigoureuses se sont transformées : il faut trouver des lieux en correspondance avec les critères bio et respectueux de l’environnement donc des plantes. Mais les capacités en jeux sont les même: intuition, organisation, relationnel, chance.

Les recherches de sites de cueillettes sont parfois longs à trouver, inaccessibles et leur découverte arrive après de longues heures de marche en montagne ou bien par hasard en rendant visite à des amis ou simplement par recoupement de données topographique, biologiques. C’est cette recherche de lieux qui est passionnante, que j’aime et dont ce métier se compose largement.

Connaissant déjà la région depuis toujours, j’y venais faire régulièrement de nombreuses randonnées entre les sommets du Parc du Mercantour et le littoral, et c’est tout naturellement que je suis venue m’installer ici à Nice et m’orienter vers un diplôme horticole au Lycée agricole de Antibes. De longues semaines de stage passées chez des producteurs de plantes médicinales m’ont convaincues que ce métier était fait pour moi.

Mon but aujourd’hui est de rendre accessible ces plantes qu’on trouve si loin à tout un chacun. Les plantes des Sauvages permettent de se reconnecter à la nature dans son plus pur élément.

Enfin, le consommateur fait entièrement partie de cette démarche. Il a un grand rôle à jouer : en choisissant les produits des Sauvages pour son bien-être, il va soutenir la production artisanale française et de fait, soutenir une démarche économique et écologique  aujourd’hui plus que nécessaire pour pouvoir continuer à vivre harmonieusement sur notre planète Terre.

Murielle Iris